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Comprendre les besoins nutritionnels


La prise en compte de l’anatomie de l’appareil digestif du cheval et de son mode de fonctionnement ont présidé au travail de réflexion et d’élaboration d’un aliment fibreux qui favorise la digestion du cheval, participe à son bien-être, et assure une action préventive à court et long terme sur sa santé.


Les objectifs recherchés sont notamment :


-  privilégier la qualité à la quantité des protéines et couvrir les besoins en acides aminés indispensables ;

- favoriser la qualité de la flore bactérienne par l’apport de fibres ;

-  réduire la quantité de déchets protéiques dans le gros intestin ;

-  permettre une meilleure valorisation de la ration grâce au mélange nutriments /fibres.


La digestion chez le cheval : une physiologie adaptée à l‘ingestion des fibres en continu.


Le régime alimentaire du cheval est naturellement composé de fourrages (herbe, foin, branches et feuilles) qui couvrent la majeure partie de ses besoins énergétiques et nutritionnels. Son appareil digestif est conçu pour les digérer et les valoriser.

La mastication lente et continue des fourrages stimule une importante production de salive qui joue un triple rôle : humidifier les aliments pour faciliter leur transport ; apporter les enzymes nécessaires à la digestion ; assurer un effet tampon chimique contre l’acidité gastrique, plus important avec les fibres.

L’estomac est de petite taille et ne possède pas les bactéries cellulolytiques nécessaires à la digestion des fibres. Le bol alimentaire normal (fourrages) y séjourne donc peu de temps. Les enzymes et les sécrétions acides des sucs gastriques y amorcent un début de dégradation mais la vidange se fait rapidement vers l’intestin grêle.



L’intestin grêle est un milieu basique où les nutriments contenus dans la plante (glucides, acides aminés, acides gras, minéraux et oligoéléments) sont digérés par fermentation enzymatique et captés par le sang pour être distribués dans les cellules du corps.

Le gros intestin représente 60% du tube digestif du cheval. C’est là que la cellulose des fibres (qui constitue la paroi de la plante) est longuement fermentée par les bactéries cellulolytiques. Le résultat de cette fermentation est la production d’acides gras volatils qui constituent la source d’énergie principale des chevaux.

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Une tolérance limitée aux céréales, à l’amidon et aux sucres.

L’herbe de printemps contient environ 10% de sucres simples. Cette source d’énergie, qui diminue au cours de l’année, indique la quantité maximale de sucres simples dont le cheval a besoin et qu’il peut tolérer. Or, avec son utilisation accrue pour le travail et pour le sport, les besoins énergétiques du cheval ont augmenté et des céréales riches en amidon (sucres complexes) ont été introduites dans son alimentation. Carburant traditionnel des efforts courts pour le cheval de sport, les glucides contenus dans l’amidon fournissent aussi un complément utile à la croissance des poulains. Cependant, par rapport à d’autres espèces d’herbivores, la capacité de digestion de l’amidon est limitée chez le cheval. En trop grosses quantités, les concentrés à base de céréales peuvent entraîner des troubles digestifs et diverses pathologies :

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- Les problèmes peuvent commencer avec des bouchons œsophagiens causés par une ingestion rapide de concentrés pour une quantité de salive insuffisante. En effet, le cheval produit 3 à 6 litres de salive pour 1 kg de foin, mais seulement 1 à 1,7 litre pour 1 kg de granulés. Le risque de bouchons concerne le cheval au box qui se précipite sur sa ration, mais aussi les chevaux en situation de compétition alimentaire au pré, où les « dominés » essaient de manger le plus vite possible avant d’être écartés par les «dominants ».

-   Contrairement aux fibres, l’amidon est digéré à 60% dans l’estomac par les bactéries amylolytiques qui produisent de l’acide lactique. Lorsque l’amidon est présent en grosse quantité, le séjour dans l’estomac s’allonge et la fermentation gastrique s’intensifie. L’acidité augmente alors que les sécrétions salivaires ne sont pas suffisantes pour protéger la muqueuse squameuse, d’où le risque de développer des ulcères gastriques.

-  Lorsque le contenu de l’estomac est trop acide, il perturbe l’environnement basique de l’intestin grêle dans lequel il se déverse. Si le pH chute en dessous de 5, l’intestin grêle ne fonctionne plus correctement : sa capacité à synthétiser les glucides de l’amidon est dépassée et l’assimilation des nutriments devient moins efficace.


-  L’amidon non digéré arrive alors en trop grande quantité dans le gros intestin. Dans ce cas, l’activité microbienne des bactéries gest perturbée par le développement des bactéries amylolytiques (celles qui dégradent l’amidon) qui produisent davantage d’acide lactique, induisant une baisse du pH et une « acidose » du gros intestin. Ce déséquilibre du microbiote intestinal peut provoquer des coliques (bouchons par accumulation de matière, spasmes, gaz, déplacement du côlon).

Par ailleurs, les rations trop riches en amidon et en sucres provoquent des pics de glycémie (concentration de glucose dans le sang) et une augmentation des réponses d’insuline pour la réguler. Sur le long terme, ces fortes variations de glycémie et d’insulinémie favorisent le développement de fourbures, de myosites récurrentes (inflammation musculaire), et de maladies métaboliques aggravantes avec insulino-résistance (Cushing, syndrome métabolique équin). Chez le poulain en croissance, les études montrent le lien entre une alimentation riche en céréales et l’incidence des affections ostéo-articulaires juvéniles telles que l’ostéochondrose, qui correspond à une malformation cartilagineuse se traduisant soit par le détachement d’un morceau de cartilage de l’articulation, soit par la formation d’un kyste au sein de l’os.


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Les Fibres de Courthioust, un aliment “tout-en-un


Pour toutes ces raisons, il est pertinent de :

- privilégier l’apport de fibres, non pas avant et surtout pas après, mais INCLUS DANS LA RATION ;

- limiter la quantité de céréales dans les rations ;

- ajouter des nutriments (protéines, lipides, minéraux, vitamines) pour répondre aux besoins liés à l’effort physique, à la croissance et à la reproduction.


Résultat de la collaboration de spécialistes en nutrition équine, les Fibres de Courthioust constituent un aliment “tout-en-un” à distribuer en complément du foin ou de l’herbe. Il couvre les besoins énergétiques et nutritionnels du cheval (de sport, de course, d’élevage ou de loisir) tout en respectant la physiologie de sa digestion et son comportement alimentaire à l’état naturel.


La particularité de cette formule réside dans :

- le mélange avec les fibres (foin de Crau) ;

- une faible teneur en amidon et en sucre (seulement 10% d’amidon et 5% de sucre) ;

- l’introduction de nutriments spécifiques ;

- un dosage revu de certains composants habituels des mélanges.


Sachant que l’excès nuit autant que le déficit, chaque nutriment a été introduit dans les Fibres de Courthioust, dosé et conditionné de manière à interagir bénéfiquement avec les autres et à optimiser l’action de chacun sur l’organisme du cheval.

Les Fibres de Courthioust, une clé du bien-être du cheval